Spectrum of renal allograft dysfunction in the first post transplantation month from living donors: A histopathological study
DOI :
https://doi.org/10.21804/7-1-8418Résumé
Le dysfonctionnement précoce de la greffe rénale est un problème majeur dans la phase précoce post-greffe (post. Tx) et est connu pour être une cause importante de perte de greffes. Cette étude a été conçue pour identifier et différencier les causes de dysfonctionnement de greffes de donneurs vivants en vue d'un diagnostic précis et de résultats meilleurs.
Entre janvier 1992 et décembre 2001, un total de 1398 biopsies de greffes rénales nous a été soumis de différentes unités rénales, surtout dans la région du Grand Caire. Trois cent biopsies de 287 patients effectuées au courant du premier mois post Tx. ont été étudiées. Les données cliniques ont été relevées des fiches des patients et 30 sections à 3 μ on été refaites à partir des blocs de paraffine.
Tous les cas venaient de donneurs vivants, 9,4% venaient de donneurs vivants connexes. La cause du STMR était inconnue dans 72,4% des cas. Parmi les causes connues, la néphrite interstitielle chronique et l'hypertension étaient les plus fréquentes. Les indications les plus fréquentes de la biopsie étaient le mauvais fonctionnement de la greffe (MFG 71,5%) alors qu'un délais de fonctionnement (DFG) constituait 3,1%.
Les catégories diagnostiques principales étaient le rejet aigu (RA 38%), la nécrose tubulaire aiguë (NTA 23,7%) et les lésions tubulaires (23,3%). L'infarctus et la nécrose corticales constituaient 15,7% des cas et 21,3% de celles-ci étaient associées a un RA. Une toxicité médicamenteuse était détectée dans 9% des cas et une microangiopathie thrombotique dans 5 cas (1,6%), 4 d'entre elle reliées à la Cyclosporine (CSA). Des modifications chroniques du greffon ont été détectées dans 6,3% des cas et une glomérulosclérose focale et segmentaire FSGS dans un cas.
Le rejet cellulaire était le type de RA le plus fréquent (68%), un rejet mixte cellulaire et vasculaire était detecté dans 2,3% des cas. Les grades inférieurs de rejet étaient les plus communs (IA 69,3% et IIA 69,6%).
Il a été trouvé que la NTA était le genre le plus fréquent au courant de la première semaine (28,8%) constituant 70% des causes de DFG. Lors que la fréquence des pathologies tubulaires (NTA + lésions tubulaires) diminuait statistiquement avec le temps, celle de RA augmentait avec le temps. En comparant NTA et RA des différences statistiquement significatives étaient présentes quant à la présentation clinique, la créatininémie (0,007) et leur fréquences dans les 2emes et deux dernières semaines (p=0,02 et 0,0001). Il faut noter que 42,3% des cas de NTA étaient associées à d'autres lésions pathologiques (66,7% étaient associées a un RA) ce qui peut conduire à moduler le traitement.
En conclusion, NTA et RA sont les catégories les plus fréquentes du dysfonctionnement précoce des greffes, cependant d'autres lésions pathologiques per se ou coïncidant avec les catégories majeures peuvent être mises en cause. Une biopsie adéquate de l'allogreffe et des données cliniques complètes sont utiles pour faire la différence entre les causes et établir un protocole thérapeutique adéquat. De plus une biopsie a heure zéro est recommandée pour avoir des informations de base.
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© Magdi R. Francis, Sawsan A. Fadda 2003

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