L’ochratoxicose et la néphropathie en Egypte: Une étude préliminaire

Auteurs

  • EW Wafa Urology and Nephrology Center, Mansoura University
  • RS Yahya Urology and Nephrology Center, Mansoura University
  • MA Sobh Urology and Nephrology Center, Mansoura University
  • I Eraky Urology and Nephrology Center, Mansoura University
  • M El-Baz Urology and Nephrology Center, Mansoura University
  • HAM El-Gayar Urology and Nephrology Center, Mansoura University
  • AM Betbeder Urology and Nephrology Center, Mansoura University
  • EE Creppy Urology and Nephrology Center, Mansoura University

DOI :

https://doi.org/10.21804/2-1-862

Résumé

Cette étude préliminaire a été conçue pour évaluer l’ampleur du problème de l’ochratoxicose et son rapport avec les maladies rénales allant jusqu’à l’insuffisance rénale terminale (IRT) ou les tumeurs urothéliales en Egypte. Cette étude comprend 71 patients ayant des maladies rénales à présentations diverses. Ils ont été divisés en cinq groupes: (groupe 1, no.=11) patients en IRT sous traitement conservateur, (groupe 2. No.=15) IRT sous hémodialyse régulière, (groupe 3. No.=15) reçeveurs d’allogreffes rénales, (groupe 4. No.=15) patients avec syndrôme néphrotique, (groupe 5. No.=15) patients avec tumeurs urothéliales. De plus deux groupes de contrôles ont été inclus; des donneurs de reins potentiels apparentés (groupe 6. No.=15) et des contrôles sains sans antécédents familiaux de maladies rénales (groupe 7. No.=25).

Tous les groupes ont été soumis à une évaluation clinique, tests de laboratoire, radiologiques et histopathologiques quant à l’état rénal ainsi qu’un dosage du taux d’ochratoxine A dans le sang l’urine at dans les biopsies de patients ayant une tumeur urothéliale.

Des taux sanguins élevés d’ochratoxine ont été trouvés chez tous les patients en IRT (groupe 1 & 2) (p < 0,01). Des taux sanguins plus élevés ont été trouvés dans le groupe sous traitement conservateur (groupe 1) en comparaison avec les contrôles, peut être à cause d’une élimination de l’ochratoxine A par la dialyse. L’ochratoxine A a été détectée dans le sang et l’urine des reçeveurs de greffes rénales (groupe 3) (p < 0,01) et des taux particulièrement élevés ont été trouvés chez les patients ayant un syndrome néphrotique (groupe 4) (p < 0,001). Des taux d’ochratoxine élevés ont été trouvés dans le sang, l’urine et les biopsies du groupe avec tumeurs urothéliales (groupe 5) (p < 0,01).

Ces résultats vont dans le sens de la conclusion que l’ochratoxin-A pourait être reliée à la genèse de maladies rénales conduisant à l’IRT ou à une tumeur urothéliale. Nous recommendons qu’une étude plus détaillée du problème de l’ochratoxine et des maladies rénales soit menée en Egypte.

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Publiée

2016-08-07

Comment citer

Wafa, EW, RS Yahya, MA Sobh, I Eraky, M El-Baz, HAM El-Gayar, AM Betbeder, et EE Creppy. 2016. « L’ochratoxicose Et La néphropathie En Egypte: Une étude préliminaire ». African Journal of Nephrology 2 (1):43-48. https://doi.org/10.21804/2-1-862.

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